ROCHES ET MINERAUX

ROCHES ET MINERAUX

L'ERE SECONDAIRE

L'ERE SECONDAIRE

 

Egalement appelée mésozoïque  ou ère des reptiles, elle se caractérise par une immense sédimentation marine (calcaires, dolomies, marnes, gypses......) Elle est divisée en trois périodes. Les oiseaux et les mammifères apparaissent. Les reptiles se développent. Les mollusques céphalopodes sont en très grand nombre. Les plus remarquables constituent  la famille des ammonites avec sa coquille enroulée et formée d'une série de chambres séparées par des cloisons. La ligne suturale laissée par une cloison présente des dépressions à concavité dirigées vers l'ouverture de la coquille sont les lobes. Ces dépressions sont intercalées entre des saillies dirigées vers l'ouverture appelées selles. La famille des ammonites comprend un grand nombre de genres.  Les goniatites déjà connues dans le dévonien et le carbonifère avec  leurs lobes et leurs selles sont anguleux et simples. Le cératites du trias avec des selles simples mais des lobes présentant de petites dents.

 

 Dans la chambre d'habitation des ammonites, on trouve une pièce cornée ou calcaire divisée en deux parties symétriques appelée aplychus. La famille des bélemnites est aussi très présente dans les terrains secondaires et plus principalement dans le jurassique inférieur. La pointe que l'on trouve le plus souvent est appelée rostre. Ces animaux sont des céphalopodes dibranchiaux voisins de la seiche et du calmar actuels. 

 

Le début de l'âge secondaire voit se développer de véritables reptiles pourvus de membres disposés à la nage, de la forme d'une rame, tels ichthyosaures encore appelé lézard poisson, doté d'une tête atteignant le quart de la longueur totale du corps avec un museau  très allongé et pourvu de dents coniques soudées à l'os.

 Le plésiosaure avec un cou très long (33 vertèbres) et une tête très petite.

 Cohabitent également durant cette période les téléosaures avec leurs dents enfoncées dans des alvéoles qui rappellent les crocodiles actuels, les mosasaures du crétacé et leurs dents arquées sans alvéoles,

 des reptiles volants avec leur petit doigt très long supportant la membrane nommés ptérodactyles avec des mâchoires allongées  et une queue très courte.

 Les ramphorhynques et leur bec corné. Tous ces reptiles volants sont de petite taille, seule leur envergure est importante.

 

L'ère secondaire et surtout le jurassique supérieur et le crétacé voit apparaître des reptiles terrestres appelés dinosauriens du fait de leur grande taille. Leurs vertèbres sacrées étaient soudées, leur bassin bien développé leur permettaient de se tenir dressés, leurs membres postérieurs éraient toujours plus long que leurs membres antérieurs. De nombreux étaient bipèdes et pouvaient s'appuyer sur leurs pattes de derrière et leur queue comme l'iguanodon qui avait la particularité d'avoir des dents avec une couronne triangulaire et des arêtes tranchantes et crénelées comme des scies.

Les premiers oiseaux apparaissent à la fin du jurassique et dans le crétacé tel l'archæoptéryx  avec sa queue très longue composée de vingt-deux vertèbres. Cet animal de la taille d'une poule ressemblait plus à un lézard qu'à un oiseau.

D'autres oiseaux ont été trouvés dans le crétacé, l'ichthyornis de la taille d'un corbeau ou encore l'hesperornis de la taille d'un cygne. Les premiers mammifères apparaissent dans le jurassique inférieur.

 

LE TRIAS  - 225  à  - 200 millions d'années. Les roches les plus répandues sont  continentales et lagunaires. Pour le trias Allemand et Lorrain, ce sont des grés bigarrés. La partie la plus inférieure de ceux-ci est constituée par un gré rouge dit gré vosgien. Il ne présente pas de fossiles, on peut y voir des grains ou galets aplatis de quartz qui soudés entre eux  forment  des poudingues. Les grés bigarrés peuvent contenir du mica, on y trouve des empreintes végétales (Soultz les Bains) telle Equisetum, des fougères et le fameux Voltzia heterophylia, conifère qui ressemble aux auracarias actuels. 

A la surface de ces grés on trouve des plaques de grés séparées par des lits argileux comportant des empreintes de doigts (cinq attribués à des labyrinthodontes  ou trois, attribués à des reptiles bipèdes).

 Ces grés bigarrés sont recouverts par un calcaire riche en fossiles marins (ammonite de type cératite nodosus). Ce calcaire est appelé calcaire conchylien;  il est lui même recouvert par une couche de marnes irisées qui contient aussi des grés à végétaux. A la base de cet étage on trouve dans certaines régions des dents de poisson larges à surface ondulée (dents de ceratodus).

En Lorraine on trouve dans cet étage des amas de sel gemme séparés par des couches de marne et d'argile contenant du gypse (Dieuze, Varangeville...). Ces couches de sel se retrouvent dans le Jura (Salins, Lons le Saunier) et en Savoie (Moustier...).

Les couches triasiques se rencontrent également dans le Lyonnais (Chessy et ses gres bigarrés de cuivre, d'azurite et de malachite). Prés de Lodève ou les grés contiennent des empreintes de labyrinthodontes , dans le Calvados (Littry).

 

LE JURASSIQUE    - 200  à  - 140  millions d'années. Il tire son nom du développement de ses couches dans le Jura. Il constitue le sol d'une grande partie de la Lorraine, de la Normandie et d'une ceinture tout autour du bassin Parisien.   Le magmatisme de cette période est principalement basique (géosynclinal Alpin). En Europe existe une subdivision basée sur des couleurs noir, brun et blanc qui correspondent respectivement au jurassique inférieur, moyen et supérieur. Les calcaires oolithiques caractérisent les sédiments du jurassique

Le jurassique inférieur se compose surtout de marnes, de grés et de calcaire noirâtre plus ou moins argileux du nom de lias. La partie la plus basse s'appelle l'infra lias, formée de calcaire et de grés avec de nombreux fossiles dont le plus caractéristique est l'avicula contorta. petit bivalve à coquille contournée avec sur les côtés des prolongements en forme d'aile.

Le lias est particulièrement riche en huitres avec deux valves très différentes. L'une très grande se termine par un crochet recourbé, l'autre très petite ressemble à un opercule qui ferme la première. Ces huitres ont pour nom gryphées. Le lias renferme des gryphea arcuata ainsi que de nombreuses ammonites (ammonites margaritatus, radians) et des bélemnites. On trouve également dans le lias des minerais de fer hydratés de couleur brun jaune (gisements prés de Longwy, Nancy, Lyon.

Le jurassique moyen est essentiellement formé de calcaires oolithiques. L'étage inférieur est appelé bajocien, le fossile caractéristique de cet étage est l'ammonite d'Humphry. Elle est renflée et présente à sa surface de fines côtes convergeant vers des côtes plus fortes que terminent des tubercules.

L'étage supérieur appelé bathonien renferme une argile très fossilifère (Calvados). Ses calcaires sont riches en reptiles (plésiosaures, ichthyosaures, téléosaures). A Luc, Langrune, Lion sur mer, il y a des térébratules avec comme espèce caractéristique la terebratula digona qui présente deux pointes à sa base. 

 

Le jurassique supérieur se divise par l'oxfordien, le séquanien, le kimméridgien et le portlandien. L'oxfordien tire son nom d'Angleterre, il est composé d'argiles et de calcaires argileux. Les vaches noires dans le Calvados font parties de cet étage. Les fossiles les plus connus de l'oxfordien sont des grandes huitres élargies (ostrea dilatata),

des ammonites  qui présentent sur leurs flancs deux rangs de tubercules. (Ammonite perarmatus).

 On trouve également ces argiles prés de Toul.  La partie inférieure de l'oxfordien se nomme également callovien. Le séquanien est bien développé dans le Jura, il est également appelé corallien parce qu'il contient un calcaire oolithique riche en coraux. Le séquanien renferme beaucoup d'oursins de forme plus ou moins arrondie avec une enveloppe dure toute  hérissée de piquants. Le séquanien présent également des mollusques bivalves, les deux valves s'enroulant en forme de cornes de bélier d'où leur nom de diceras.

Le kimméridgien est formé d'argiles de couleur sombre, elles constituent la base des falaises du Havre et d'Honfleur. On y trouve l'ostréa virgula (petite huitre en forme de virgule). 

Le portlandien tire son nom du calcaire très abondant de Portland (Angleterre). ON le rencontre également dans le Boulonnais. Dans cet étage on trouve comme fossiles des ammonites de grandes tailles avec une couronne de tubercules sur les flancs appelées ammonites gigas. Il y a également des huitres très dilatées appelées ostrea expansa et des bivalves appelés trigonies à cause de leur forme triangulaire. Le calcaire portlandien est très abondant dans le barrois.

 

LE CRETACE   - 140  à  - 65 millions d'années.  Le terrain crétacé doit son nom à la Craie qui constitue sa partie supérieure. On le divise en deux parties, le crétacé inférieur avec ses argiles et ses calcaires compacts, le crétacé supérieur et sa craie.  

Le crétacé inférieur est lui même subdivisé avec le Wealdien ou l'on trouve des empreintes de fougères, des mollusques d'eau douce, des crocodiles et des iguanodons. On le rencontre dans le Boulonnais, le pays de Bray ou aux environs de Beauvais. Le wealdien est le plus souvent composé de sables avec des veines charbonneuses refermant des fougères. Au dessus du wealdien, on trouve un calcaire jaune. Cet étage est appelé néocomien, il est présent dans l'est du bassin de Paris ou ce calcaire contient beaucoup d'oursins aplatis en forme de cœur et que l'on nomme Spatangues. L'oursin caractéristique de cet étage et l'echinospatagus cordiformis

 encore appelé toxaster comptanatus. La partie supérieure de l'étage néocomien est formée de marnes contenant des huîtres énormes à crochet recourbé appelées ostrea aquila.

Le néocomien du midi est bien développé dans le Dauphiné et en Provence, il repose sur le corallien ou l'oxfordien. Il renferme des ammonées plus ou moins enroulées  telles Crioceras, Scaphites et Ancyloceras.

 

 

Dans le néocomien provençal (marne aptiennes) et particulièrement à Orgon, les animaux du groupe bivalve se développent beaucoup, certains ont des valves très inégales (requienia ou caprotines) avec une valve en forme de cornet en spirale et l'autre aplatie formant comme un couvercle.

Le crétacé supérieur est formé de craie contenant des carapaces de petits animaux appelés foramifères et en particulier les globigérines constituées de petites loges sphériques agglomérées.

On trouve également dans la craie des silex et des masses noduleuses ocreuses formées de pyrite (Champagne, Normandie) le plus souvent transformée en limonite au contact de l'air. Le crétacé supérieur est divisé en plusieurs étages:

Le cénomanien du nom de la ville du Mans est formé de craie verdâtre due à de nombreux grains de glauconie (hydrosilicate de fer et de potasse). On la trouve au cap de la Hève, Rouen.... Les principaux fossiles in situ sont l'ammonite rotomagernsis et le scaphite aequalis.

 

 

 

 Au dessus de la craie de Rouen prés du Mans, on y trouve des grés avec des huîtres  dont le crochet est aigu et contourné du nom d'ostréa colomba.

Au dessus de cette craie se trouve une craie argileuse très développée prés de Tours  (le Turonien) renfermant des pyrites et un fossile caractéristique, l'inoceramus labiatus, bivalve allongé qui présente sur sa coquille des plis concentriques.

 Cette craie marneuse de Touraine est surmontée d'une craie jaune (Tuffeau) très riche en ostréa colomba et en ammonites peramplus.   

Dans le nord de la France (Calais, Boulogne) s'étendent des falaises de craie constituées par le cénomanien et le turonien. Dans le sénonien (Sens, Dieppe, Etretat et plaine de Champagne), les principaux fossiles sont des oursins aplatisen forme de coeur appelés micrasters.

 

 A la base du sénonien on trouve le micraster cor testudinarium, plus haut le  micraster cor anguinum avec bord postérieur relevé.

 

 

 

Vers Meudon les belemnites appelées belemnitelles mucronata diffèrent des autres par la présence d'un sillon placé au sommet du rostre qui se termine par une pointe. 

On trouve également dans le danien (de meudon à Bougival) des ammonites entièrement déroulées  appelées baculites.

 

Dans le midi, le crétacé supérieur est formé par des calcaires compacts dans lesquels on trouve des bivalves à coquilles épaisses appelés rudistes avec deux valves inégales.  Dans la partie inférieure de la craie du midi se trouvent des caprinelles.

 Dans la partie moyenne se trouvent d'autres rudistes appelés radiolites.

 

 Plus haut encore se trouve l'hippurite cornu vaccinum pouvant atteindre un mètre ou encore l'hippurite organisan.

La flore du crétacé est trés différente de celle du jurassique. Des arbres à feuilles caduques apparaissent  tels des peupliers, des hêtres, des platanes , des lierres etc.....

 

 

 

 



14/03/2008

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